Accord entre l'Union européenne et la Bosnie-Herzégovine relatif aux activités opérationnelles menées par l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes en Bosnie-Herzégovine
Cet accord vise à permettre aux agents de FRONTEX d’être déployés sur le territoire de la Bosnie Herzégovine avec des pouvoirs exécutifs (notamment l’utilisation d’armes à feu), à n’importe laquelle de ses frontières, y compris avec les pays non-membres de l’UE, c’est-à- dire dans ce cas, le Monténégro et la Serbie.
Cet accord risque de rendre les institutions de l’UE complices, directement ou indirectement, des violations des droits fondamentaux régulièrement constatées à la frontière entre la Croatie et la Bosnie-Herzégovine, mais aussi entre la Bosnie-Herzégovine et la Serbie, notamment de retours illégaux et de violations des normes en matière de protection des données.
Je me suis toujours opposée à ce type d’accords qui constituent un élément clé de l’externalisation de la surveillance des frontières vers les pays tiers. L’UE est ainsi directement impliquée, avec des gardes-frontières européens armés sur le terrain dans un pays tiers, dans l’interception de personnes qui tentent de trouver refuge dans l’UE.
J’ai donc voté contre.